J’irai dormir chez vous…..Polynésie.
C’est par Bora Bora que commence le périple d’Antoine de Maximy. Comme il a décidé de partir à la rencontre des habitants de la Polynésie française, autant aborder en premier les rivages les plus idylliques. Loin des hôtels de luxe, il fait la connaissance d’une famille installée dans une modeste baraque. Ils déplorent les constructions touristiques qui ont brutalement modifié leur cadre de vie paradisiaque. A la nuit tombante, ils invitent Antoine à partir à la pèche sur le bateau du gendre. A Papeete, les gens connaissent le fameux bourlingueur. Tout le monde veut l’inviter. Difficile dans ce cas d’avoir des contacts authentiques.
J’irai dormir chez vous…..Israel.
Attentats suicides, conflits armés, incertitudes politiques… le climat israélien n’est pas des plus calmes. En marge des représentations médiatiques, Antoine de Maximy préfère prendre lui-même la température.
La spontanéité du bourlingueur déroute les habitants à maintes reprises, mais sa technique d’approche est infaillible : “Le temps que je passerai ici dépendra de vous. Si vous m’invitez, je resterai.” Mais qui, de Sarah, Moshé, Benyamin, Gil, Shirley ou Amos, lui offrira l’hospitalité ?
Fidèle à son habitude, le globe-trotteur amorce son périple par la visite d’un lieu touristique. Au coeur de la ville sainte de Jérusalem, il part à la rencontre de juifs orthodoxes. Un défi d’autant plus périlleux qu’il les aborde un vendredi, jour de shabbat. La bonne humeur nonchalante d’Antoine n’y change rien : la communauté religieuse reste hostile à l’égard de ce curieux voyageur.
Cette austérité contraste avec l’insouciance des Telaviviens. La capitale affiche la plus grande concentration de jeunes du pays. Dans cette métropole en effervescence, les rencontres se multiplient et les langues se délient.
Au village musulman de Tamra, près de la vallée du Jourdain, le promeneur est confronté à la barrière du langage. Face à l’impossible communication, il quitte cet endroit reculé pour se rendre dans un kibboutz, communauté agricole israélienne fondée sur le principe de la propriété collective.
Après un court passage dans un site trop touristique à son goût, Antoine s’aventure dans une ferme isolée, à la limite des territoires autonomes palestiniens.
Mais la vie en communauté traditionnelle a disparu. Le globe-squatteur se console chez Amos, qui se trouve être… juif orthodoxe. De l’hostilité à l’hospitalité, la frontière est parfois mince.
J’irai dormir chez vous…..Sud de la France.
Aujourd’hui, il s’envole pour le sud de la France. Direction Cannes, tout d’abord. Alors que le Festival international du film bat son plein, il cherche un hôte qui pourrait l’accueillir.
Après avoir tenté sa chance auprès d’un gardien du palais qui finit par l’éconduire, il rencontre un groupe de jeunes noceurs tout à fait disposés à lui faire une petite place dans l’appartement qu’ils louent pour quelques jours.
Lourdes, ensuite, est bien sûr moins festive. “Du monde, il y en a, constate notre baroudeur. Mais des gens disponibles, je n’en suis pas du tout convaincu. Et des gens qui ont envie de rire, je n’en suis pas convaincu non plus !” Il peine à s’inviter chez les Lourdais, et notamment chez le charcutier du marché, qui lui donne une fausse adresse.
Et la Corse ? C’est ici finalement qu’Antoine de Maximy est le mieux reçu. Il déjeune chez un certain Jean-Yves, puis passe l’après-midi avec un berger qui, après lui avoir offert à dîner, accepte de le loger pour la nuit.
J’irai dormir chez vous…..Chine.
Près de la Grande Muraille de Chine, à proximité de Pékin, Antoine de Maximy écoute des chants provenant d’une auberge. Il s’y fait immédiatement inviter, bien qu’il ne parle pas un mot de chinois. Ses nouveaux amis refusent de le laisser s’en aller et il termine la soirée dans un appartement de la capitale chinoise, à apprendre vaillamment à cuisiner des raviolis chinois. A Shanghai, où les petites cabanes en bois avoisinent les immeubles ultramodernes, il rencontre des jeunes gens, qui le convient à une soirée branchée. Son périple, Antoine le boucle dans la campagne, non sans avoir préalablement appris la phrase magique : «Ce soir, je dors chez toi, d’accord ?»
DVD104